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Le Nordiste Mehdi Nemmouche face aux juges

Mehdi Nemmouche, 33 ans, Français d’origine
algérienne, comparaîtra, dès ce jeudi, devant la cour d’assises de
Bruxelles. Il est accusé de quatre assassinats commis en mai 2014 au Musée
juif de la capitale belge.
Né le 17 avril 1985 à Roubaix dans une famille d’émigrés algériens, Mehdi
Nemmouche n’a pas connu son père, et sa mère n’a “jamais été apte” à
s’occuper de lui, d’après le portrait dressé par les enquêteurs. A trois
mois, il est placé dans une famille d’accueil près de Lille, où il restera
jusqu’à ses 16 ans. Sa vie est instable, entre retours difficiles chez
ses grands-parents
le week-end, séjours en pension ou dans un foyer parisien d’orphelins.
Mehdi Nemmouche est décrit comme un adolescent colérique, incontrôlable et
“capable du meilleur comme du pire”, selon ses parents adoptifs.
Il plonge alors dans la délinquance et enchaîne les séjours en prison où il
se radicalise et devient un soldat du jihad au “mental d’acier”. Sa
première infraction, il l’a commet à 13 ans. Trois ans plus tard, il passe
son premier séjour en prison : trois semaines pour un braquage au pistolet
à billes.
En 2007, il décroche un bac professionnel en électrotechnique et quitte le
Nord pour la Provence. Entre décembre 2007 et décembre 2012, il passe cinq
ans d’affilée derrière les barreaux dans le sud, condamné notamment pour
vol avec violence et avec armes chez un concessionnaire de motos. C’est la
période du basculement progressif dans l’islam radical : il appelle à la
prière collective en prison et évoque ouvertement le jihad avec des
références au “génocide des musulmans de Bosnie” en 1995.
Fin 2012, lorsque sa grand-mère l’accueille de nouveau, Mehdi Nemmouche porte
la barbe et fait la prière. Du jamais-vu pour elle. Il prend très vite le
chemin de la Syrie, sans prévenir ses proches, pour rejoindre un groupe de
combattants étrangers.
Pour ce procès, Mehdi Nemmouche a promis de “collaborer”. Il sera jugé avec
un co-accusé et a réfuté jusqu’à présent les accusations dont il est
l’objet. S’il est reconnu coupable de la tuerie commise de sang-froid en
moins de deux minutes, cet attentat antisémite serait la première attaque
commise en Europe par un combattant de retour de Syrie.
Dans un autre dossier qui fera l’objet d’un procès en France, Nemmouche est
aussi soupçonné d’avoir retenu en otages quatre journalistes français
enlevés en 2013 à Alep en Syrie. Trois de ces journalistes l’ont reconnu
après les faits de Bruxelles en 2014 et ont dépeint un geôlier “violent,
autoritaire”, qui ne cachait pas son admiration pour Mohamed Merah, qui
avait assassiné trois militaires ainsi que trois enfants et un père juifs,
à Toulouse et Montauban dans le sud de la France en 2012.

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